Il est nécessaire de connaître les normes et règles en vigueur en matière de sécurité incendie. Dans la gestion au quotidien, la loi opère à ce niveau une distinction entre les maisons particulières et les établissements à usage professionnel amenés à recevoir des visiteurs. En effet, la loi définit pour chacun un niveau minimum d’équipement qui vise à alerter rapidement les occupants en cas de départ de feu.

Normes anti-incendie : les informations à retenir

Pour les maisons et appartements particuliers, l’obligation légale porte sur l’installation d’au moins un détecteur avertisseur autonome de fumée ou DAAF. Ce détecteur doit être conforme aux exigences de la norme européenne. Cette mesure a été formalisée depuis 2015, elle a pour but de rappeler qu’un incendie peut arriver à tout le monde. Dans les établissements recevant du public ou ERP, la norme anti-incendie impose la mise en œuvre de systèmes de sécurité plus complexes. Les modalités exactes dépendantes du type d’établissements concernés et de la fréquentation qui se trouve dans cet établissement.

Dans les deux cas, la réglementation incendie cherche à minimiser les risques liés au feu. Cela se fait en favorisant une détection rapide et le déclenchement d’une alarme signalant l’urgence. Elle complète les multiples contraintes techniques prévues par le Code de la construction et de l’habitation.

Maison et appartement de particulier : quelles sont les normes anti-incendie à suivre ?

La loi du 8 mars 2010 édicte que tous les logements doivent être équipés au minimum d’un DAAF pour les particuliers. La loi ne précise pas le nombre d’appareils nécessaires en fonction de la taille du logement ou les modalités d’installation. En revanche, elle rappelle que les détecteurs de fumée doivent répondre au cahier de charge de la norme NF EN 14604 et également disposer d’un marquage CE.

Les réglementations incendient en construction neuve

Dans le cadre de la construction d’un bâtiment neuf, la protection contre l’incendie fait l’objet de dispositions particulières bien avant la prévention au quotidien. Ces dispositions visent à assurer une protection efficace en cas de sinistre. Elles garantissent aussi les possibilités d’évacuation ainsi que les interventions de secours. En outre, ces dispositions prévoient que tous les locaux à risques comme les caves, celliers, chaufferie ou parc de stationnement fassent l’objet d’une isolation spécifique. Le respect de ces mesures, fixées par l’arrêté du 31 janvier 1986, peut faire l’objet d’un contrôle dans les 3 ans qui suivent la déclaration de l’achèvement des travaux de construction.

Les composants d’un système anti-incendie

Plusieurs éléments composent le système de détection d’incendie. Tout d’abord, il est relié à un panel de centralisation qui est l’élément de contrôle. Il est aussi appelé centrale. Ensuite, ce système est aussi composé de capteurs qui sont en général les détecteurs de fumées. Les derniers composants de ce système sont les signalisations d’alarmes ainsi que les commandes d’asservissement tel que les portes-coupe-feu ou fermeture de vanne gaz. Le principe de fonctionnement de ce système est très simple. Les détecteurs sont répartis et fixés au plafond des locaux à protéger. Lorsqu’un incendie se déclare, le dégagement de fumée atteint des détecteurs qui envoient alors un signal au central de détection de feu. Le central alors alerte automatiquement les personnes de la maison.